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Hockey Le Magazine

Blogue Michel Lacroix | Sur la bonne voie… mais il y a encore du travail à faire

À son arrivée à la barre de la LPGA en 2009, Mike Whan avait de grandes ambitions en prenant les rênes de ce circuit. Mission accomplie!
À son arrivée à la barre de la LPGA en 2009, Mike Whan avait de grandes ambitions en prenant les rênes de ce circuit. Mission accomplie! (Photo Getty)

Longtemps bannies dans certains clubs et maintes fois considérées comme des citoyens de deuxième classe, les femmes en sont à lentement transformer la pratique du golf. On est encore loin d’un modèle idéal, mais leur adhésion en tant que membres et les privilèges égaux à leurs collègues masculins ne sont que quelques-unes des nouvelles mesures qui indiquent que l’on marche vers la voie de l’égalité.

 

Michel Lacroix | RDS

Collaboration spéciale

 

Celui qui pourrait accélérer le processus est le nouveau chef du bureau de direction de la United States Golf Association, Mike Whan qui fut le commissaire du circuit de golf professionnel féminin LPGA au cours des dix dernières années.

Sous sa gouverne, la LPGA a acquis une crédibilité indiscutable. À titre d’exemple, le calendrier compétitif est passé de 28 tournois, dotés de 47,6 millions de dollars en bourses en 2009, à 34 compétitions qui offriront 80 millions de dollars aux participantes en 2021. 

La LPGA a accru sa visibilité télévisuelle de 150% et consolidé ses partenariats avec ses commanditaires pour plusieurs années à venir. C’est encore loin des conditions et des sommes versées sur le circuit de la PGA, mais tous s’entendent pour parler d’un bond prodigieux en une décennie.

La plupart des observateurs estiment qu’il permettra aux joueuses qui prendront part à l’Omnium américain d’obtenir enfin l’équité avec les golfeurs masculins. L’an passé 91 joueurs ont dépassé le cap du million de dollars en bourses sur le circuit de la PGA. En contrepartie, ce sont trois golfeuses seulement qui ont obtenu plus d’un million de dollars sur le circuit de la LPGA.

Mike Whan devra aussi se pencher sur les problèmes que rencontrent les femmes en général dans le domaine du golf. Parce qu’il a aussi travaillé du côté des manufacturiers, on estime qu’il sera plus sensible aux besoins des golfeuses en général.

 

Parcours adaptés SVP!

Mais il y a encore passablement de travail à accomplir. De l’aveu même des joueuses de la LPGA, plusieurs améliorations doivent être apportées, surtout en ce qui a trait à la configuration des terrains.

En général, 62% des joueurs du circuit de la PGA jouent sous la normale afin de participer aux rondes finales. Chez les femmes, 26% seulement obtiennent des scores sous la normale pour disputer les rondes finales. Les tracés sont techniquement plus exigeants pour les golfeuses. Alors, imaginez le problème quand on abordera le même sujet pour les golfeuses de tous les jours.

Tous semblent d’accord pour dire que les terrains utilisés pour les tournois féminins sont trop longs ou à tout le moins mal configurés. La distance moyenne est de 6400 verges et on étire les parcours d’environ 400 verges pour les tournois majeurs. Ce que l’on suggère pour les professionnelles, c’est de diminuer la longueur des normales 5 et d’augmenter légèrement les normales 4. On voudrait surtout permettre aux joueuses d’avoir en main des outils qui leur permettront d’améliorer leur pointage après les coups de départ.

 

Envisager le meilleur des deux mondes…

Aux États-Unis en 2014, on a présenté les deux omniums, féminin et masculin, sur le même parcours de Pinehurst. Les femmes ont joué sur 6253 verges, et les hommes sur 7396 verges. Les golfeuses ont inscrit 931 oiselets contre les 959 du côté masculin, un écart minime. Trois golfeurs seulement ont joué sous la normale, contre une seule joueuse (Michelle Wie). Lorsqu’une certaine logique est respectée, on se rend bien compte que la différence peut être bien mince.

L’un des problèmes majeurs pour les golfeurs amateurs est d’évoluer à partir de jalons qui ne correspondent pas à leur handicap. Plutôt que de systématiquement jouer en fonction des couleurs, ou du genre (hommes-femmes), il vaudrait mieux analyser la carte de pointage et opter pour une longueur de parcours qui conviendrait mieux à l’atteinte de résultats satisfaisants.

On a fait l’exercice dans certains États américains afin de permettre à des femmes d’évoluer sur des distances plus appropriées.

On a aménagé des tertres de départ de façon à avoir des tracés variant de 4200 à 4900 verges. Résultat : augmentation de la fréquentation chez les femmes et plus particulièrement d’âge junior dans une proportion de près de 10%. Le temps de jeu a aussi été diminué de près de 30 minutes et la rétention des membres féminines a été phénoménale.

La plupart des terrains de golf n’ont pas de tertres de départ spécifiquement adaptés aux golfeuses. Les études démontrent que la moyenne de puissance des coups de départ pour les femmes est de 140 verges. Si elles évoluent sur un terrain de 5200 verges, avec une telle puissance c’est comme demander à un golfeur masculin d’évoluer sur un parcours de 7500 verges. Pas convaincu que l’idée plairait à tout le monde.

La saison 2020 avec son lot de bouleversements a été malgré tout très intéressante pour les golfeurs. On a noté une nette augmentation de la pratique et réalisé que cet essor était en grande partie attribuable au nombre de femmes qui ont commencé à jouer au golf, surtout chez les juniors.

Reste à conserver ces acquis en favorisant une pratique équilibrée sur des parcours aménagés en conséquence. On est rendu là. Au golf, comme dans plusieurs autres domaines…

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