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Hockey Le Magazine

Blogue Jean-Sébastien Légaré | Phil nous rappelle que tout est possible

Photo Getty

Aussi historique que la victoire de Phil Mickelson puisse l’être, elle nous rappelle à tous et chacun un principe bien simple. La balle qui est située devant vous n’a aucune idée de l’âge que vous avez. Alors le défi sur le parcours reste le même : il est contre soi-même !

 

Jean-Sébastien Légaré | Au19e.ca

Rédacteur en chef

 

Lundi dernier, alors que s’amorçait la semaine du Championnat de la PGA, Phil Mickelson ne faisait absolument pas partie de la conversation quant aux prétendants au trophée Wanamaker. Peu importe ce que les médias ont pensé et analysé, c’est la détermination et la préparation de chaque individu qui dicte cette véritable liste. Mais pour cela, il faut être dans le secret golfique, car vous le savez très bien comme moi, tout, mais absolument tout est possible.

Ça me rappelle le vétéran Davis Love III, qui avait bien résumé la situation des golfeurs séniors sur le PGA TOUR. Au terme de sa victoire au Championnat Wyndham de 2015, à l’âge de 51 ans, il avait mentionné que tout doit tomber en place le temps d’une seule semaine : énergie, confiance, concentration, repos, entourage, sensation, etc.; tous des éléments qui ne sont pas perceptibles dans les différentes colonnes de statistiques. À ce niveau, si un golfeur est dans le bon état d’esprit, peu importe son âge, tout est possible.

Et nul besoin d’être un spécialiste pour affirmer que Mickelson est en meilleure forme à l’âge de 50 ans qu’il ne l’était à 40 ans.

Il a réalisé, depuis quelques saisons, et il a abondamment mentionné après sa victoire, dimanche dernier, qu’il avait besoin d’y mettre plus d’effort qu’avant. Encore une fois, tout est possible à son âge, mais l’effort doit doublement y être.

Juste au niveau nutritionnel, il parle d’un jeûne de 36 heures à chaque semaine. Je répète : chaque semaine, Mickelson jeûne pour une période de 36 heures. Qui est prêt à faire ce genre de sacrifice à 50 ans ?

Ses efforts lui ont permis de réécrire le livre des records en devenant le golfeur le plus âgé à remporter un tournoi majeur. Autre statistique qui témoigne de son excellence : il s’est passé un peu plus de 30 années entre sa première victoire et celle acquise en Caroline du Sud. Il était alors golfeur amateur. Il est d’ailleurs toujours le dernier à avoir remporté une victoire sur le PGA TOUR en tant qu’amateur. Une marque qui risque fort bien de tenir pendant encore quelques années.

En revanche, une autre marque historique qui pourrait tomber dans quelques saisons est celle du golfeur le plus âgé à avoir gagné un tournoi du circuit de la PGA. Pour l’instant, la victoire majeure de Mickelson le place au sixième rang de cette colonne statistique. C’est Sam Snead, à 52 ans, 10 mois et huit jours, qui est au sommet, alors qu’il avait soulevé le trophée du Championnat Wyndham en 1965.

Plus en forme que jamais, Mickelson semble avoir trouvé une formule gagnante pour les prochaines années. La suite s’annonce pour le moins surprenante.

Mauvaise nouvelle pour le principal intéressé, toutefois, alors que s’amène la bête noire : l’Omnium des États-Unis. Nul besoin de répéter que Mickelson y a terminé six fois deuxième! Il s’agit du seul trophée manquant pour compléter le Grand Chelem. Les projecteurs ont toujours été braqués sur Mickelson lors du fameux US Open…, et ce sera encore plus le cas dans quelques semaines. La concentration devra être ultime s’il désire boucler la boucle!

Rappelons-nous qu’une autre difficulté avec l’âge, d’un point de vue mental, est l’énergie déployée après une telle semaine. Rappelez-vous les propos de Tiger Woods, en 2019, quelques semaines après sa victoire historique au Tournoi des Maîtres. Il était vidé et beaucoup de repos avait été nécessaire pour retrouver la forme. Est-ce que Mickelson sera prêt à attaquer le parcours de Torrey Pines dans quelques semaines seulement ? La réponse… au mois de juin!

 

Le 15e bâton

Mon conseil psychologique de cette semaine est directement en lien avec les propos véhiculés par Mickelson tout au long de la semaine du Championnat de la PGA : ‘J’ai du plaisir et ça me permet de rester dans le moment présent.

 

Un constat tellement simple quand on est dans un bon état d’esprit sur le parcours, mais inatteignable lorsque la petite balle blanche ne coopère pas!

Comment Mickelson peut arriver à avoir du plaisir, et ce, peu importe le résultat ?

Tout d’abord, on ne se fera pas de cachette, c’est plus facilement réalisable quand tu ne traverses pas de longues et mauvaises séquences sur le parcours. Cela étant dit, le plaisir ne provient pas du résultat, mais du processus. Avoir du plaisir à calculer et planifier un coup de départ n’est pas instinctif pour tout le monde. Pourtant, c’est un jeu!

Être confronté à un coup de golf difficile fait rarement sourire… et pourtant, ça devrait être le cas. Voici une piste de solution.

Avez-vous déjà souri en planifiant un coup de golf ?

Plusieurs études ont démontré que sourire change votre état d’esprit. Même s’il n’y a rien à sourire, l’effort physique amène une modification psychologique.

Pratique européenne, certains professeurs demandent même à leurs élèves de placer un crayon horizontalement entre leurs dents. Physiquement, on vient simuler l’expression d’un sourire au visage, ce qui envoie des signaux directs à votre cerveau. Les résultats sont frappants. On améliore l’ouverture d’esprit, la concentration et l’effort. Rien que ça ! Donc, sur le parcours, portez attention à votre expression faciale.

Posez-vous la question avant de vous élancer. ‘Est-ce que j’ai le goût de jouer ce coup ?

Et surtout… souriez !

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