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Hockey Le Magazine

Blogue Jean-Sébastien Légaré | Parcours de golf et canicules : un défi de plus en plus intense

Photo: Pixabay

Ce n’est pas nouveau, les périodes de chaleur se multiplient durant la saison estivale et le travail des surintendants des parcours de golf demande une attention quasi chirurgicale. Au cours des prochaines semaines, l’équipe d’Au 19e vous réserve une entrevue de télévision exclusive avec Colin Deschamps, surintendant au Club de golf Le Mirage.

 

Jean-Sébastien Légaré | Au19e.ca

Collaboration spéciale

 

Le scénario se répète encore une fois : les canicules s’étalent maintenant sur plusieurs jours et se suivent plus près les unes des autres.

La saison de golf 2021 a débuté de belle façon grâce à un hiver clément pour les parcours, ce qui a permis aux surfaces d’être en bonne santé relativement rapidement ce printemps. C’est une excellente chose, puisque le mois de mai, pour la grande majorité de la province, a battu, vers le bas, des records en matière de précipitations. Par exemple, la moyenne est de 84 mm de pluie pour la région de Montréal, alors que la métropole n’a reçu que 10 mm.

Toujours selon Météomédia, c’est sensiblement la même chose pour la région de Québec, avec 55 mm reçus alors que la moyenne dans le secteur est de 116 mm.

Rien d’étonnant que l’on annonce un été chaud et sec au Québec. Selon le surintendant du Club de golf Le Mirage, Colin Deschamps, ce ne sont pas tant les premières canicules en début de saison qui sont dommageables pour les parcours, puisque la plante a suffisamment de racines pour subvenir à ses besoins. C’est plutôt en juillet et août que les effets des canicules sont critiques. 

Pour faire référence à un blogue écrit la saison dernière, les golfeurs et golfeuses peuvent indirectement aider les surintendants de parcours lorsqu’ils pratiquent leur sport favori.

Il faut savoir que le fait que les parcours de golf soient bondés d’adeptes complexifie la logistique des tâches d’arrosage. Quatre golfeurs à toutes les huit ou neuf minutes, et ce, du matin au soir, restreint la marge de manœuvre.

Donc, si vous voyez des gicleurs en fonction sur le trou que vous êtes en train de jouer, dites-vous que le système est en marche pour environ trois minutes, car l’objectif n’est pas d’arroser abondamment le gazon, mais bien de mouiller la surface afin de protéger la feuille.

« Une plante, c’est comme le corps humain : s’il fait chaud, elle va suer pour baisser sa propre température, mais si elle ne sue pas lors des canicules, c’est notre travail d’arroser en surface pour l’aider à produire ce mécanisme d’auto-défense à sa place », a expliqué Martin Laporte, surintendant au Club de golf de L’Épiphanie.

Vous devinez donc que votre « brève » patience est essentielle à leur travail.

Pour ceux et celles qui aiment jouer en voiturette, sachez que de circuler directement sur les sentiers asphaltés permet de protéger le gazon, spécialement aux endroits où ce dernier est de couleur argentée. Cette différence au niveau de la couleur signifie que la plante tente de se protéger de la chaleur.

Autre façon de protéger le gazon en période de canicule est de le garder un peu plus long. Il est donc normal que les verts, les allées et l’herbe longue ne soient pas aussi courts qu’à l’habitude. L’objectif est simple : passer au travers tout en gardant le gazon en bonne santé, car une prochaine canicule est si vite arrivée.

Parfois, vous allez voir des employés déposer un outil qui ressemble étrangement à un petit volant de vélo sur le vert. Dites-vous que cet instrument est un humidimètre et qu’il permet de vérifier le taux d’humidité dans le sol sur les verts. Sans cette vérification constante, les verts ne pourraient survivre à d’intenses périodes de chaleur.

Si l’on combine ce défi avec celui d’arroser avec de l’eau de qualité, ça donne pratiquement la goût de prendre deux ibuprofènes à la santé des surintendants. C’est un travail tellement rigoureux!

Comme M. Deschamps l’expliquera prochainement à l’émission, le P.H. de l’eau au niveau des réserves et des lacs sur la propriété est une composante fondamentale pour maintenir de belles et bonnes conditions. Un peu comme votre traitement choc que vous effectuez pour l’eau de votre piscine, mais multipliez le tout par quelques acres.      

Les surintendants vous remercient à l’avance pour votre patience et votre compréhension et n’hésitez pas à les saluer lorsque vous les voyez sur le parcours. Ils font un travail colossal pour notre simple plaisir de jouer !

 

Le 15e bâton

Cette semaine, on s’attaque à la petite voix intérieure qui vous parle constamment en faisant référence à une excellente œuvre de Timothy Gallwey, qui a pour titre « The inner game of golf ». Trop souvent, cette satané voix met en doute un ou plusieurs éléments qui composent le coup de golf que vous devez effectuer.

 

Compte tenu de la difficulté de ce sport et du faible ratio de réussite lors d’une ronde de golf, c’est quelque peu compréhensible que notre esprit doute de notre décision ou de nos propres capacités. Il s’agit d’un réflexe cérébral absolument normal, puisqu’il nous prépare au pire face à une situation de stress. Notre cerveau est bâti pour la survie, donc peu importe le stress auquel on fait face (une entrevue pour un emploi, une voiture qui approche rapidement à contre-sens sur la route ou un coup roulé de dix pieds en descente), les réflexes neuronaux sont relativement les mêmes : doute, peur, contractions musculaires, hyperventilation, etc.

Peu importe vos réactions physiques, il n’en reste pas moins que l’on peut penser à ce que l’on veut, et c’est là, l’excellente nouvelle pour faire face au doute intérieur. Pour reprendre un excellent exemple du livre, lorsque vous vous installez pour effectuer un coup d’approche, les expériences vécues en pareille situation viennent intervenir au niveau des émotions avec la situation actuelle.

Si vous avez réussi vos 10 derniers coups d’approche, il se peut fort bien que vous soyez à l’aise et décontracté au-dessus de la balle. Si ce n’est pas le cas, à vous de penser à un geste sur le parcours que vous n’avez jamais raté. Par exemple, récupérer votre balle au fond de la coupe. C’est simple, facile et tout le monde le fait. L’objectif d’associer le coup que vous vous apprêtez à jouer à un geste anodin et facile à réaliser place votre esprit dans un état de confort et d’assurance.

Ces associations ne garantissent pas la réussite de votre coup, mais amplifient le sentiment d’aise que vous devez ressentir une fois au-dessus de la balle. C’est ce sentiment de confort qui vous permettra de produire un mouvement fluide et rythmé, que ce soit pour un coup roulé, d’approche ou de départ.

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