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Blogue Jean-Sébastien Légaré | Les femmes clôturent 2020 avec le prestigieux Omnium américain

Photo: Centre médias de la USGA

C’est jeudi que s’amorcera la 75e édition de l’Omnium américain féminin des États-Unis au prestigieux Club de golf Champions à Houston, au Texas…Je suis à écrire ces premières lignes et je lance, en même temps, un regard en direction du calendrier 2020. Difficile de ne pas être reconnaissant pour cette saison de golf qui aura été pour le moins… surprenante.

 

Jean-Sébastien Légaré | Au19e.ca

Rédacteur en chef

 

Pendant que plusieurs sports ont eu de la difficulté à planifier un calendrier régulier, le golf a tout de même été en mesure de nous émerveiller avec des performances inoubliables. Les spectateurs ont certainement manqué au divertissement télévisuel, mais qui aurait prédit qu’une saison de tournois professionnels majeurs pouvait s’étirer jusqu’à quelques jours de Noël ?

 

Une édition particulière

Ce sont d’ailleurs les femmes qui auront l’honneur d’écrire les dernières pages de 2020. Elles vont le faire de manière grandiose avec le tournoi féminin le plus prestigieux qui soit, le US Open !

Reconnue pour être le test le plus demandant de l’année, la 75e édition de l’Omnium américain féminin aura une saveur bien différente. Rien de nouveau en 2020, vous m’direz !

Pour la première fois de l’histoire de ce championnat, les 156 golfeuses devront naviguer sur deux parcours lors des deux premières journées afin de contrer la courte période d’ensoleillement à ce moment-ci de l’année. On a bien beau être au Texas dans le sud des États-Unis, Galarneau prend cela plus relaxe. Il se lève plus tard et il se couche tout de même tôt.

Les golfeuses devront donc doubler leur temps de préparation afin de mieux connaître les parcours Cypress Creek et Jackrabbit. Ce dernier ne sera joué qu’une seule fois au cours du tournoi, mais ce n’est absolument pas une raison valable pour le prendre à la légère. Le Jackrabbit présente un défi légèrement plus court (6558 verges), mais tout de même d’envergure comparativement à ce que l’on est habitué de voir sur le circuit de la LPGA. Les verts, ainsi que les fosses de sable nouvellement rénovées, demandent de la précision et un petit jeu à point si, justement, les approches sont erratiques.

Plusieurs trous coudés demanderont également de la précision de la part des longues cogneuses. Jackrabbit est un nom amical et paisible, mais il doit être hautement respecté.

Je vois un « certain » avantage aux 78 golfeuses qui auront à négocier ce parcours en première ronde. Une fois la journée terminée, elles pourront entièrement se concentrer sur un seul parcours pour le reste de la compétition. Ce sera le cas pour plusieurs têtes d’affiche, notamment Lydia Ko, Sei Young Kim, Inbee Park et la Canadienne Brooke Henderson. À condition, bien sûr, de faire partie des 60 meilleures au terme des 36 premiers trous.

 

Le monstre vert

Quant au parcours Cypress Creek, il sera « télévisuellement » inoffensif. Je m’explique. Avec des allées légèrement plus larges et des verts monstrueux, Cypress Creek sera « vert » et, donc, visuellement invitant. Par contre, il s’étale sur plus de 6700 verges et la moyenne de la superficie des verts est de plus de 9500 pieds carrés ! Donc, ce n’est pas parce que vous avez votre fer droit en main que le tour est joué. Les positions de fanion sont innombrables, sans parler de la vitesse des verts que l’on observe habituellement lors des US Open.

L’immensité des verts complique la préparation des joueuses. Non seulement ont-elles deux parcours à décortiquer, il est pratiquement impossible de noter toutes les subtilités de chaque vert du Cypress Creek. Bref, les cadets ont beaucoup de travail depuis quelques jours.

Finalement, le temps de l’année allongera assurément le parcours de quelques verges. Il a plu à Houston au cours des dernières semaines et le parcours n’est pas sec. Avantage à la puissance ?

Petite mention sur le type de gazon. Le bermuda n’est pas à son plein potentiel à ce temps-ci de l’année. L’herbe longue ne sera donc pas à une hauteur habituelle pour la tenue d’un omnium américain. Par contre, son irrégularité risque de donner des mots de tête aux golfeuses. Balle enfouie, balle suspendue, balle filante…les trajectoires provenant de l’herbe longue seront difficiles à prévoir.

Chose certaine, les fers longs, les hybrides et les bois d’allée seront utilisés à profusion sur un parcours d’une telle distance. Savoir rater au bon endroit et être patiente seront deux éléments clés pour avoir du succès et survivre durant les 72 trous de la compétition. Car le défi du US Open, c’est justement de survivre !

J’aurai le privilège d’être en compagnie d’Émilie Duquette pour la présentation de l’Omnium féminin des États-Unis sur les ondes du Réseau des sports (RDS). Ça commencera jeudi, à 13h. Soyez-y !

Pour une rare fois cette semaine, les femmes semblent avoir toute la place sur la scène mondiale du golf. C’est une excellente chose. Les calendriers professionnels respectifs devraient prendre des notes pour les années à venir. Mais ça, c’est un autre débat…

Que la meilleure gagne !

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