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Blogue Jean-Sébastien Légaré | Le classement mondial : une motivation additionnelle

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Tous les acteurs sont maintenant connus. Les 24 golfeurs qui prendront part à la Coupe Ryder ont été sélectionnés. Sur papier, les Américains sont clairement les favoris. Voilà l’ingrédient parfait pour motiver l’équipe européenne.

 

Jean-Sébastien Légaré | Au19e.ca

Rédacteur en chef

 

Padraig Harrington, capitaine de l’équipe européenne, a été le dernier à y aller de ses sélections pour compléter son escouade en vue de la Coupe Ryder, qui sera disputée les 25, 26 et 27 septembre prochains sur le parcours de Whistling Straits.

Contrairement aux Américains, avec six, ce sont trois choix qu’Harrington a dû faire à la suite de la conclusion du Championnat BMW, disputé du côté de l’Europe.

Un évènement qui a d’ailleurs été remporté par Billy Horschel, laissé de côté par la délégation américaine. Une motivation supplémentaire qui a finalement été payante pour Horschel. Il y aura toujours la Coupe des Présidents l’an prochain pour se reprendre…

Ce sont Sergio Garcia, Ian Poulter et Shane Lowry qui ont été soigneusement choisis par Harrington. Une dose de stabilité pour deux doses d’expérience.

Lowry possède le jeu le plus constant depuis quelques semaines. Il passe sous le radar, alors qu’il n’a enregistré aucun Top 10 depuis la fin juin. Cependant, son pire résultat est une 26e place. Difficile de laisser un tel golfeur de côté. De plus, on pourrait ajouter le fait qu’il a l’œil pour les parcours de style links. Non, Whisling Straits n’est pas typiquement links, je suis d’accord avec vous, mais le visuel offert sur les coups de départ et les approches doit plaire aux golfeurs et je crois pertinemment que Lowry sera dans son élément.

Pour ce qui est Poulter et Garcia, oubliez leurs récentes performances. Ils ne combinent que quatre Top 10 depuis l’Omnium des États-Unis disputé à la mi-juin, à Torrey Pines. Par contre, une énergie renouvelée s’empare d’eux lorsqu’ils portent les couleurs de l’Europe. Garcia est le golfeur qui a amassé le plus de points en carrière pour cette équipe, alors que Poulter est une véritable bougie d’allumage. Il n’a jamais perdu lors des matchs en simple. Un point qui peut s’avérer crucial lors des moments opportuns.

Rappelons que Garcia a terminé dans le Top 20 pour ce qui est de la puissance des coups de départ sur le circuit de la PGA, un avantage à ne pas négliger sur le parcours Whistling Straits.

Autant pour Harrington que Stricker, la tâche n’a pas été facile pour la sélection finale. Chez les Américains, Patrick Reed, Kevin Na, Kevin Kisner, Billy Horschel et Jason Kokrak faisaient partie de la discussion. Par contre, la puissance des coups de départ, combinée au classement mondial, a fait la différence pour les choix de Stricker. Chez les Européens, moins de sérieux prétendants ont été mis de côté. Justin Rose a été le principal golfeur ignoré, et malheureusement pour lui, ça n’a pas été le cas de sa fiche personnelle à la Coupe Ryder quand est venu le temps pour Harrington de départager entre Rose et Poulter. Le choix était évident !

 

L’élite mondiale… américaine

Le Top 10 mondial est sous l’emprise américaine avec huit golfeurs. Ils sont évidemment tous dans l’équipe de Stricker. Un seul pour l’Europe, Jon Rahm, l’autre étant Louis Oosthuizen, mais l’Afrique du Sud est loin de la mer méditerranéenne. 

Allons-y avec quelques comparaisons. Le classement mondial moyen de l’équipe américaine est à la neuvième place. Chez les Européens : 30e. L’âge moyen est de 28,9 ans pour la troupe de Stricker et de 34,5 ans pour celle d’Harrington, donc plus d’expérience à cette compétition pour les tenants du titre. Trois recrues du côté de l’Europe, et six de l’autre.

Autres comparaisons intéressantes : depuis l’Omnium des États-Unis, à la mi-juin, l’équipe européenne a accumulé 22 Top 10, dont trois victoires, et ce, peu importe le circuit joué. Les Américains cumulent 31 Top 10, et cinq victoires. Sur papier, les locaux sont les favoris, mais c’est exactement le genre de recette qui plait aux Européens.

D’autant plus que deux points d’interrogation font partie du paysage américain, l’un étant plus critique que l’autre. L’état de santé de Brooks Koepka, qui s’est blessé lors du Championnat du circuit à East Lake, et de Collin Morikawa, qui tente de reprendre la forme à la suite d’une blessure au dos. La saison a été longue, très longue!

La seule marque interrogative chez les Européens est la qualité du jeu de Tyrrell Hatton au cours des dernières semaines. Il a raté la coupure quatre fois à ses six dernières sorties. Nul besoin de sortir la calculatrice. Ce n’est pas un bon taux d’efficacité.

 

L’effet de puissance

Côté puissance, on penserait que les États-Unis seraient fortement avantagés, mais ce n’est pas tout à fait le cas. Au cours de la dernière saison, 61 golfeurs ont affiché une moyenne supérieure à 300 verges pour ce qui est des coups de départ sur le PGA TOUR, et 85 sur le circuit Européen. Au final, huit d’entre eux sont sur l’équipe américaine et sept sont sur l’équipe européenne.

En formule de partie par trou, l’avantage n’est pas à celui qui frappe le plus loin, mais à celui qui est en mesure d’attaquer le fanion en premier et d’ainsi appliquer de la pression sur son adversaire. Est-ce que Harrington en tiendra compte ? Assurément!

Voici les membres de chacune des équipes ainsi que leur nombre de présences à la Coupe Ryder.

 

Les Américains 

Dustin Johnson, 5e

Collin Morikawa, 1ère

Patrick Cantlay, 1ère

Xander Schauffele, 1ère

Justin Thomas, 2e

Bryson DeChambeau, 2e

Brooks Koepka, 3e  

Tony Finau, 2e

Harris English, 1ère

Jordan Spieth, 4e

Daniel Berger, 1ère

Scottie Scheffler, 1ère

 

Les Européens 

Jon Rahm, 2e

Viktor Hovland, 1ère

Rory McIlory, 6e

Tyrrell Hatton, 2e

Paul Casey, 5e

Matthew Fitzpatrick, 2e

Lee Westwood, 11e

Tommy Fleetwood, 2e

Shane Lowry, 1ère

Sergio Garcia, 10e

Ian Poulter, 7e

Bernd Wiesberger, 1ère

 

Qui a hâte ? Patience… Encore deux semaines !

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