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Blogue Jean-Sébastien Légaré | La fin d’un chapitre ?

L'équipe européenne avait la mine basse au terme de la Coupe Ryder. (Getty)

Que doit-on retenir de cette 43e édition de la Coupe Ryder qui a été remportée sans équivoque par les Américains au compte de 19 à 9 ?

 

Jean-Sébastien Légaré | Au19e.ca

Rédacteur en chef

 

D’un côté, une équipe renouvelée, dominante et stable pour les prochaines années. De l’autre, le déclin de l’empire européen. Est-ce la fin d’un chapitre chez les Européens ?

Quatre joueurs semblent avoir disputé leur dernière Coupe Ryder : Ian Poulter, Lee Westwood, Paul Casey et Sergio Garcia. Il s’agit d’un énoncé plausible seulement si on leur trouve de valeureux remplaçants, ce qui n’est pas assuré pour la prochaine compétition présentée en Italie dans deux petites années.

C’est en observant le classement mondial que l’on peut faire deux constats plutôt évidents. D’abord, la prochaine garde européenne ne se bouscule pas aux portes. Oui, il y a Jon Rahm, Rory McIlroy, Viktor Hovland et Tyrrell Hatton, mais ils doivent obtenir plus de profondeur pour rivaliser avec ces Américains. Pour l’instant, le radar n’indique rien de menaçant en Victor Perez, Guido Migliozzi et Robert MacIntyre. Loin de moi l’idée de minimiser leur talent sur les parcours de golf, mais d’offrir une sérieuse opposition aux Américains est une toute autre tâche…colossale!

J’y vais d’une prédiction : Les Américains vont remporter la 44e Coupe Ryder en Italie avec un pointage de 17-11. On s’amuse, bien entendu…

La deuxième constatation est que la Coupe des Présidents a le potentiel d’être plus enlevante pour les années à venir. Si l’on regarde le classement mondial actuel, 32 joueurs internationaux se retrouvent dans le Top 100, alors qu’ils ne sont que 24 provenant du continent européen. Et en termes de nombre et de géographie, il est tout à fait normal et probable que l’écart s’amplifie.

Ce qui est en soit une excellente nouvelle pour la présentation de la Coupe des présidents en 2024, à Montréal.

 

Allons-y avec d’autres brèves constatations de cette dernière Coupe Ryder…

-Dustin Johnson, Collin Morikawa et Patrick Cantlay ont démontré qu’ils seront les principales menaces à Jon Rahm pour l’obtention du premier rang mondial.

-Rahm… restera Rahm! 2022 sera une saison excitante.

-Bryson DeChambeau a offert aux spectateurs le spectacle qu’ils voulaient : de la puissance et encore de la puissance. Il était dans son élément! Aurait-il fait changer l’opinion public à son endroit ?

-Parlant de spectateurs, ce fut un avantage psychologique imposant pour les Américains. Célébrer les mauvais coups à outrance a ses effets et finit, tôt ou tard, par percer les carapaces que les joueurs européens ont tenté de se forger. Trop souvent, ça n’avait aucune classe, mais je ne m’attendais malheureusement pas à autre chose.

-Le comportement de Brooks Koepka à l’endroit des deux arbitres, lors de la troisième session, était tout simplement inacceptable. Un manque flagrant de respect qui n’a pas sa place dans notre sport. 

-À l’autre bout du spectre, il y a McIlroy. De la classe d’un bout à l’autre malgré une performance plus que décevante.

-Félicitations à Sergio Garcia! Il est le plus grand chez les Européens avec 25,5 points en carrière. Une marque qui risque de rester pour très longtemps.

-Le terme « recrue » n’a plus la même valeur qu’il y a 20 ans. La preuve : Collin Morikawa, vainqueur de deux tournois majeurs en 2021, a été un pilier pour l’équipe américaine… et le sera encore pour au moins les cinq prochaines éditions.

-Le parcours Whisling Straits a été un site idéal pour ce genre de compétition. Plusieurs fois, les golfeurs se sont retrouvés en mauvaise position et ont dû se surpasser pour simplement sauver la mise. Par chance que l’herbe longue n’était justement pas longue. Vivement les tracés de Pete Dye! Et pourquoi pas une Coupe Ryder sur le parcours TPC Sawgrass ?

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