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Blogue Jean-Sébastien Légaré | Fais-moi rêver, Torrey!

Le parcours de Torrey Pines lors du triomphe de Tiger Woods, en 2008. (Getty)

Cette semaine, ce sera San Diego sur la côte ouest américaine ! Oui, Montréal est hockey, mais au golf, le US Open est le test ultime et il est disputé sur le difficile parcours sud à Torrey Pines. Que demander de mieux ?

 

Jean-Sébastien Légaré | Au19e.ca

Rédacteur en chef

 

Tout comme Collin Morikawa et Dustin Johnson, Bryson DeChambeau devra défendre son titre majeur après quelques mois seulement.

On se rappelle bien sûr la domination impressionnante de DeChambeau sur le parcours Winged Foot, alors qu’il avait sérieusement remis en question une maxime bien connue de ce tournoi ‘On ne gagne pas le US Open en passant son temps dans l’herbe longue!

Comment ? Il faudra reformuler…

Oui, il a été opportuniste avec ses coups de départ de plus de 350 verges, mais DeChambeau l’a davantage été avec son fer droit. Rappelons qu’il avait eu le meilleur sur Matthew Wolff et sur tous les autres joueurs inscrits.

D’ailleurs, outre une seconde deuxième place la semaine suivante, Wolff n’est plus l’ombre de lui-même, s’étant même retiré en quelques occasions. Il n’a pas joué depuis la fin avril. Il est inscrit cette semaine. Histoire à suivre!

Revenons à Torrey Pines, cet endroit qui nous a fait rêver en 2008… un lundi, en plus ! Tiger Woods, muni d’un seul genou, avait eu le dessus sur le négligé Rocco Mediate en prolongation. La formule de la USGA a changé depuis. Le tout devrait se terminer dimanche soir prochain.

Côté parcours, le tracé Sud a subi d’importants changements en 2001, puis d’autres plus mineurs en 2019. La bête s’étire maintenant au-delà de 7800 verges. Ah oui, le neuf de retour atteint à toute fin pratique les 4 000 verges. À une verge près !

Pour ce qui est des conditions, l’Association américaine des surintendants de parcours indiquait que le temps avait été relativement froid et nuageux pour ce qui est des semaines précédentes, et cela avait un été un réel défi pour permettre d’offrir aux joueurs des conditions typiques d’un US Open.

Une question classique : combien de joueurs termineront sous la normale? J’y vais avec huit. Pas certain que ça vaut beaucoup de sous, mais bon… Côté météo, on annonce du temps splendide et un peu plus de vent au cours du weekend. Faites-vos jeux!

 

Retour en 2008

Pour revenir dans le temps, en 2008, Tiger avait remporté la victoire en ne voyant pas souvent l’allée. Ç’a été la même chose pour DeChambeau, en décembre dernier.

Est-ce que ce sera la même histoire cette semaine ? Peu importe l’importance que l’on accorde à cette tendance, une chose est certaine : plus votre joueur favori se retrouve loin au niveau de la puissance de ses coups de départ, plus il devra rester dans l’allée.

Parlant de favori, Patrick Reed a remporté l’Omnium Farmers Insurance plus tôt cette saison. C’est un sarcasme ! Reed n’est pas l’un des favoris de la foule, mais il doit être considéré comme un sérieux prétendant. Il a gagné par cinq devant cinq golfeurs : Tony Finau, Viktor Hovland, Henrik Norlander, Ryan Palmer et Xander Schauffele. Peut-il imiter Tiger il y a 13 ans?

Mais pour l’instant, j’ai plusieurs autres questions qui font en sorte que Torrey me fait rêver cette année. Est-ce que Phil Mickelson peut encore une fois réaliser l’impossible ? Il l’a fait une fois, pourquoi pas deux ? À tout le moins être dans le portrait le dimanche.

Est-ce que Jon Rahm peut reprendre là où il a laissé près du 18e vert, un certain samedi soir, en Ohio ? Ce n’est certainement pas la détermination qui va manquer.

Plusieurs joueurs dans la quarantaine (sans vouloir faire de jeu de mots) ont triomphé depuis le début de cette super saison…Est-ce que l’un d’entre eux peut survivre pendant 72 trous à Torrey Pines ?

Finalement, je parle de rêver pour cette édition de l’Omnium américain puisque les nombreuses prises de vue exceptionnelles de l’océan Pacifique auxquelles nous auront droit cette semaine me donnent envie de voyager. Ça fait un moment, déjà, que l’on n’a pas fait ça. Je continue de rêver.

En attendant de pouvoir acheter notre prochain billet d’avion, j’aurai le plaisir de faire partie de l’équipe de RDS avec Michel Lacroix, Carlo Blanchard et Yohann Benson pour vous accompagner et être aux premières loges du 121e Omnium des États-Unis.

Que le meilleur gagne et bon US Open!

 

Le 15e bâton

Aujourd’hui, je m’attaque à votre discours interne. Celui qui se déroule uniquement à l’intérieur de vous ou celui qui sort à voix haute à l’occasion. Portez une attention à la nature de ce que vous vous dites. Portez une attention au verbe utilisé, mais aussi au temps qui sert de conjugaison. Jusqu’ici, ce conseil ressemble plus à un cours de français, mais c’est en fait la base même pour augmenter la confiance en soi et en ses propres habiletés.

 

Je blague souvent avec mes élèves en disant à voix haute sur le parcours ‘Je vais !’ Utilisez le présent. Toujours ! Et ce avant et, surtout, après chaque coup. Le discours interne après un coup de golf est tout aussi important que celui évoqué avant, sinon plus.

Si vous désirez changer vos mauvaises pensées récurrentes lorsque vous approchez une portion du parcours que vous n’aimez pas, soyez patients et, surtout, utilisez l’indicatif présent !

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