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Blogue Jean-Sébastien Légaré | Dame Nature et le parcours The Country Club : un mélange parfait !

Photo Getty
 
Ce n’est pas idéal pour ce qui est de la météo depuis le début de la saison de golf au Québec, mais il faut tout de même avouer que Dame Nature a été particulièrement sublime pour nous offrir un spectacle de qualité à l’occasion de l’Omnium des États-Unis, parcours mythique à l’appui !

 

Jean-Sébastien Légaré | Au19e.ca

Rédacteur en chef

 

Les efforts déployés par toute l’équipe d’entretien afin de préparer un parcours de golf à l’occasion d’un évènement professionnel ne sont jamais assez mis de l’avant, à mon avis. C’est colossal comme travail, alors imaginez lors d’un US Open !

La semaine dernière, sur la propriété The Country Club de Brookline, par exemple, le surintendant, Dave Johnson, flanqué de ses 36 employés, a pu compter sur l’appui de 100 bénévoles afin de préparer le parcours pour ces quatre jours de compétition.

Si Dame Nature ne coopère pas avec des pluies abondantes, par exemple, des heures de préparation additionnelles viennent s’ajouter afin d’assurer les meilleures conditions possible et malheureusement, bien souvent, le spectacle offert en souffre, spécialement pour un US Open. À l’Omnium américain, on aime des conditions fermes et très difficiles!

Cependant, si Dame Nature coopère à sa façon, elle oblige les golfeurs à s’adapter, mais elle peut aussi leur permettre de tout de même laisser parler leur talent. Je m’explique.

D’abord, nul besoin de vous convaincre en disant que plus les conditions sont difficiles, plus la moindre petite erreur est amplifiée. On veut reconnaître les golfeurs qui sont en parfait contrôle de leur jeu… et pour cause dans le cas de Matthew Fitzpatrick. 11 allées atteintes sur 14 coups de départ ainsi que 17 verts atteints en coups prescrits en ronde finale. Ce n’est pas loin de la perfection, tout ça, et ça mérite un trophée!

Mais revenons à notre très chère Mère Nature. Le vent a été un facteur important pour ce qui est de la difficulté, mais jamais il n’a été question de bourrasques imprévisibles qui pénalisent cruellement les golfeurs malchanceux. Selon le vétéran Justin Rose, son intensité a été idéale.

Que dire de sa direction qui a évolué au cours des quatre jours de compétition. D’abord en provenant du Sud-Ouest, pour ensuite souffler à partir du Nord et pour finalement tester les golfeurs depuis l’Est. Pour moi, savoir qu’un trou classé au 13e rang en termes de difficulté se place au deuxième rang le lendemain simplement par le changement de direction du vent est plus qu’intéressant. Incontrôlable certes, mais ça ajoute du fil à retordre aux participants et de la saveur au spectacle, bien entendu.

À la fin de la troisième ronde, la fermeté des verts approchait la limite en termes de possibilité et de contrôle pour les golfeurs en piste, ce qui m’amène à mon second point envers Dame Nature.

Cette pluie tombée dans la nuit de samedi à dimanche a permis aux golfeurs de pouvoir s’exprimer davantage en ronde finale et d’obtenir du succès, à condition d’être en contrôle de leur trajectoire de balle.

Malheureusement ou heureusement, dira mon collègue Yohann Benson, les conditions vers la fin de la troisième journée étaient plus que féroces. Sur 64 joueurs, seulement cinq d’entre eux ont ramené une carte sous le par et trois autres ont signé un pointage à égalité à la normale. À la suite de son 67 en troisième ronde, Will Zalatoris a mentionné que son score avait des saveurs de 61. Ça dit tout!

Je suis convaincu que sans cette pluie, le jeu lors de la ronde finale en aurait souffert. On aime voir les golfeurs en arracher, mais il n’en demeure pas moins que c’est un spectacle. En ronde finale, 16 cartes ont été sous le par et plusieurs golfeurs ont eu la possibilité d’être dans la course. Malheureusement, très peu ont saisi cette chance.

Je termine brièvement avec le tracé. Comment se fait-il que le parcours The Country Club n’ait été visité qu’en quatre occasions depuis le début du 20e siècle, soit en 1913, 1963, 1988 et en 2022 ? Ce n’est pas assez! D’autant plus qu’il s’agit de l’un des parcours fondateurs de la USGA. Je ne suis pas le seul à le revendiquer : The Country Club DOIT être joué à tous les 10 ans.

Il est l’exemple parfait qu’un parcours de golf n’a pas besoin de s’étaler sur plus de 7800 verges pour tester les habiletés des meilleurs golfeurs au monde. De petits verts, d’importantes dénivellations et quelques coups à l’aveuglette sont des ingrédients essentiels pour un omnium américain réussi. Aux architectes d’analyser la recette employée à plusieurs occasions par Gil Hanse, car jusqu’à présent, ce sont des succès sur toute la ligne.

On se dirige maintenant vers le quatrième et dernier tournoi majeur de la saison : l’Omnium britannique. En espérant que Dame Nature utilisera la même recette !

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