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Blogue Jean-Sébastien Légaré | C’est toujours une question de vitesse

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Est-ce que vous êtes un golfeur rapide ? Êtes-vous une golfeuse qui préférez prendre son temps ? Suivre un groupe lent vous enrage ? Vous ne vous rendez pas compte qu’il y a d’autres adeptes sur le même parcours que vous ? À partir de combien de temps qualifie-t-on un joueur de rapide ?

 

Jean-Sébastien Légaré | Au19e.ca

Rédacteur en chef

 

La vitesse de jeu au golf est probablement le point névralgique de notre sport. Oui, c’est difficile, extrêmement difficile comme jeu, mais la durée est l’élément qui donne bien des maux de tête !

Il y a plusieurs solutions, mais le caractère « linéaire » du golf fait en sorte qu’un seul petit groupe de quatre personnes peut modifier le rythme d’une centaine d’autres. Ce n’est évidemment pas comme un centre de ski où tous peuvent déambuler à leur rythme. C’est pour cette raison que le temps de jeu sera toujours un concept débattu.

Encore plus si les autorités du plus grand circuit professionnel n’appliquent pas à la lettre leur nouvelle politique de jeu lent. Elle est d’ailleurs en vigueur depuis janvier dernier, selon les dires du PGA TOUR. Une zone bien grise lorsque tu fais face à des centaines de P.M.E sur le parcours. Ce sont des golfeurs, oui, mais aussi des entreprises qui génèrent des revenus faramineux. Comment arriver à donner et, surtout, à imposer l’exemple ?

 

Ça fait du bien !

À chaque semaine, sur le circuit de la PGA, il y a de ces commentaires positifs et négatifs sur plusieurs joueurs qui se démarquent, à leur façon, par leur utilisation du temps avant l’exécution d’un coup. La ronde finale de la Classique Honda a été le plus récent et flagrant exemple avec le dernier groupe de la journée que l’on pouvait facilement qualifier d’extrême.

D’un côté, l’Américain J.B Holmes, qui n’utilise que très rarement le temps des autres pour préparer son propre coup, alors que l’Australien Matt Jones semblait, à première vue, se débarrasser de chaque élan comme s’il était poursuivi par son pire cauchemar. Aucune chance qu’il ait des pensées négatives lors de la routine. Aucune!

Je blague, bien sûr, mais si vous avez regardé le golf la fin de semaine dernière, vous n’êtes certainement pas restés de glace quand Jones s’est installé pour frapper l’un de ses coups.

-Chéri, viens voir le…

-PAF!

-Déjà !

 

C’était plaisant à regarder… surtout d’apercevoir les caméramans et les preneurs de son qui couraient pour simplement tenter de se positionner derrière Jones avant qu’il n’entame sa routine de « Usain Bolt. »

D’un point de vue concentration, habituellement, ce sont les joueurs rapides qui se font négativement influencer par un partenaire de jeu plus lent. Il est certain qu’Holmes ne jouait pas son meilleur golf en cette ronde finale, mais je parierais un p’tit deux dollars qu’il n’était pas toujours mentalement prêt à jouer lorsque son tour venait. Et croyez-moi, son tour arrivait rapidement !

Alors, avez-vous aimé le spectacle du weekend dernier ? Est-ce que Matt Jones vous a fait réaliser que vous pouvez peut-être soutirer quelques secondes à votre routine ? Moi, je réponds oui sans hésiter à ces deux questions. Il y a toujours de la place pour l’amélioration.

 

Le 15e bâton

Mais pour philosopher un peu avant d’y aller de mon conseil psychologique, tout est plus rapide dans le monde d’aujourd’hui. Les nouvelles technologies nous amènent à toujours faire plus efficacement, donc plus rapidement. Juste y penser ça essouffle, non ? S’il y a une chose que le golf permet de ralentir, c’est bien ce caractère pressant de la vie. Alors, profitez de ces quatre heures de quiétude (ou presque) qu’une partie de golf vous propose. Et oui, ça s’en vient !

 

Si vous désirez contrôler vos pensées lorsque vous êtes installé au-dessus de la balle, vous devez d’abord les contrôler à l’extérieur du parcours et, par la suite, entre chacun de vos coups. Tentez d’être conscient et consciente des pensées qui surgissent dans votre esprit. On appelle ça la métacognition.

Autre chose : la respiration est l’outil le plus puissant que l’on possède.

En termes de secondes, inspirez par le nez en quatre et expirez par la bouche en huit…

À méditer au besoin!

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